L’héraldique, ou science des armoiries et du blason, constitue une discipline essentielle pour l’étude de l’histoire des familles, de la noblesse et des institutions. Apparue au Moyen Âge, elle repose sur un ensemble de règles permettant de décrire, d’identifier et d’interpréter les armoiries portées par les personnes, les lignages, les communautés, les villes, les corporations ou les institutions religieuses et civiles.
Bien au-delà de l’image décorative du blason, l’héraldique est une véritable science auxiliaire de l’histoire. Elle entretient des liens étroits avec la généalogie, la sigillographie, la diplomatique, la numismatique, l’histoire de l’art et l’histoire du livre. L’étude des armoiries peut ainsi permettre d’identifier une famille ou un ancien possesseur, d’établir une filiation, de dater un document ou encore de retracer la provenance d’un manuscrit ou d’un livre ancien.

L’héraldique, science des armoiries et du blason
Le langage héraldique s’est progressivement constitué à partir du XIIe siècle. Couleurs, métaux, partitions, figures géométriques, animaux, végétaux et objets composent un vocabulaire codifié permettant de décrire précisément un écu.
Le blasonnement, c’est-à-dire la description des armoiries selon les règles propres à l’héraldique, permet de restituer un écu sans nécessairement disposer de sa représentation figurée. Ce langage, transmis et enrichi au fil des siècles, constitue aujourd’hui encore un outil indispensable pour les historiens, généalogistes et chercheurs.

Les armoiries apparaissent sur une grande variété de documents et d’objets : manuscrits, sceaux, pierres tombales, vitraux, monnaies, ex-libris, portraits, pièces d’orfèvrerie ou encore reliures armoriées. Leur identification peut fournir de précieuses informations sur l’origine et l’histoire d’un document.
Armoriaux anciens et traités d’héraldique
Depuis le Moyen Âge, les blasons ont été réunies dans des armoriaux, manuscrits puis imprimés. Ces recueils peuvent concerner une région, une province, une ville, un ordre de chevalerie, une institution, une famille ou l’ensemble de la noblesse d’un royaume.
Les armoriaux anciens constituent aujourd’hui des sources historiques majeures. Ils permettent d’étudier les lignages, les alliances matrimoniales, les charges, les possessions territoriales et les réseaux sociaux des familles auxquelles ils sont consacrés.
À ces recueils s’ajoute une importante littérature consacrée à la science du blason, à la noblesse, aux titres, aux devises, aux preuves généalogiques et aux institutions nobiliaires. Du XVIe au XIXe siècle notamment, de nombreux traités d’héraldique et répertoires armoriaux ont été publiés en France et dans le reste de l’Europe.

Héraldique, généalogie et histoire des familles
L’héraldique et la généalogie sont intimement liées. L’évolution des armoiries permet souvent de suivre les alliances entre familles, les transmissions de terres, les successions ou encore l’accession à certaines dignités.
Une modification apportée à un écu, l’apparition de nouvelles armes ou la réunion de plusieurs blasons peuvent témoigner d’un mariage, d’un héritage ou du rapprochement de plusieurs lignages. L’étude héraldique complète ainsi les recherches menées dans les archives, les nobiliaires, les généalogies imprimées et les documents familiaux.
Pour l’historien comme pour le généalogiste, les ouvrages d’héraldique constituent donc une documentation essentielle pour replacer une famille dans son environnement social, géographique et historique.
Depuis la reprise du fonds de la Librairie Saffroy, spécialisée dans la généalogie, l’héraldique et la noblesse, la Librairie Le Trait d’Union poursuit la diffusion de cette documentation de référence auprès des chercheurs, historiens, généalogistes, institutions, bibliophiles et collectionneurs.
À travers ces ouvrages, l’héraldique retrouve sa vocation première : identifier, transmettre et conserver la mémoire des familles, des institutions et des territoires.
